Les forces kurdes battent les Turcs en Syrie

│fr.Écrivain Politique│Les forces kurdes ont récupéré la plupart des zones prises par les forces turques à la frontière de Ras al Ain, clé de leur entrée sur le territoire syrien, après une bataille qui a fait 21 victimes des deux côtés, a rapporté aujourd'hui l'Observatoire syrien des droits humains.


Les forces kurdes ont lancé une contre-attaque pour reprendre le territoire qui leur avait été enlevé à Ras al Ain dans le cadre de l'offensive de la Turquie et des groupes alliés du nord-est de la Syrie contre cette alliance de milices majoritairement kurdes, qui entre aujourd'hui dans sa cinquième journée.


Après la contre-attaque, qui a fait 17 morts dans les rangs des factions alliées turques et quatre dans les rangs kurdes, les milices pro-turques se sont retirées de la zone industrielle de Ras al Ain, selon l'ONG britannique, mais un large réseau de collaborateurs sur le terrain.



Rien que dans les zones rurales entourant cette ville frontalière et la ville voisine de Tel Abiad, plus de 130 000 personnes ont été contraintes de fuir leur foyer, selon un rapport de situation publié ce matin par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA).



En outre, il prévient que les pénuries d'eau dans et autour de la capitale homonyme de la province de Hasaka se détériorent "rapidement" et deviennent "critiques", touchant déjà quelque 400 000 personnes, dont près du quart sont des résidents des camps.



Depuis le début de l'offensive il y a cinq jours - lancée après que les Etats-Unis, alliés des Kurdes dans leur guerre contre l'Etat islamique djihadiste (IE), aient annoncé il y a une semaine leur retrait de la région - l'armée turque a attaqué Ras al Ain et Tal Abiad par des bombardements répétés et des tirs d'artillerie intenses.



Selon le Croissant-Rouge kurde, 34 civils ont péri au cours des quatre premiers jours de l'offensive turque, tandis que 200 000 ont fui leurs foyers des régions frontalières vers d'autres régions plus au sud.



Ankara considère le FSD et son principal groupe, les Unités de protection du peuple (YPG), comme une organisation terroriste liée à la guérilla du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).
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