Le gouvernement espagnol prolonge la présence militaire américaine

Le gouvernement socialiste par intérim de l'Espagne approuve l'agrandissement d'une base aérienne à usage commun avec les États-Unis et ordonne l'expropriation à cette fin des terrains annexés.



Le Conseil des ministres espagnol a approuvé vendredi un document qui permettra l'extension de la base aérienne de Morón de la Frontera, près de la ville méridionale de Séville, la seule sur laquelle l'armée de l'air américaine continue à compter aujourd'hui pour ses opérations dans la péninsule ibérique.

Selon les documents officiels approuvés et cités par plusieurs médias locaux, cette base aérienne absorbera 24 185 mètres carrés au moyen d'expropriations et d'achats de terrains annexés, environ deux terrains de football et demi.

Les journaux qui divulguent cette opération affirment que cette extension, selon les documents, est due à la nécessité d'augmenter la sécurité des opérations aériennes, d'améliorer les aides visuelles dans l'approche et de diminuer le risque d'accidents en cas de mauvaises conditions météorologiques.

Les forces américaines utilisent la base de Morón depuis le milieu du XXe siècle. En 2015, Madrid et Washington ont signé un accord pour rendre permanente la présence militaire américaine à la base.

Dans le passé, la coopération militaire conjointe entre l'Espagne et les États-Unis sur le sol espagnol était beaucoup plus importante qu'elle ne l'est aujourd'hui, puisque jusqu'à la mi-1992, les troupes du ministère de la Défense (le Pentagone) utilisaient conjointement avec leurs homologues espagnols les bases aériennes de Torrejón de Ardoz (Madrid) et Zaragoza.

Bien que la présence de détachements américains ait été considérablement réduite dans ce pays européen, de nombreux Espagnols rejettent même l'utilisation de la base Rota par le Pentagone, que ce soit pour ses propres opérations ou pour participer aux missions de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) dans la région Afrique ou Moyen Orient.

Les opérations et les missions militaires menées par les États-Unis sont si discutables par la communauté internationale qu'elles provoquent de nombreuses protestations et mobilisations citoyennes dans toute l'Espagne, une demande à laquelle se sont joints certains partis politiques pour élever ces voix au niveau national et international, comme dans le cas du Podemos Purple










│fr.Écrivain Politique - Revue de littérature politique internationale - Revista de literatura política internacional - Global Intellectual Property Registry Nº:1 811179 073370. All rights reserved ©2018│
Share on Google Plus

About Editor

Abonnement gratuit par email:

Delivered by FeedBurner