La libération de Paris en 1944 signifiait la libération du monde

│fr.Écrivain Politique│ Par Abu Faisal Sergio Tapia (75e anniversaire de la libération de Paris).-
La libération de Paris en 1944 signifiait la libération de l'humanité entière.

Après la chute de la France aux mains du régime criminel nazi, avec la signature de l'armistice le 22 juin 1940, l'accord de reddition et de trahison de la République française par le maréchal Pétain, devenu chef de l'Etat du régime de Vichy en France occupée et collaborateur de l'occupation nazie,  Le reste du pays est gouverné par un gouvernement français complice avec siège à Vichy, en plus du Troisième Reich annexant l'Alsace-Lorraine.
L'invasion et l'occupation de Paris le 14 juin 1940 par les forces de l'Allemagne nazie conduisirent à la défaite et à la désolation du peuple français, à la trahison de ses dirigeants au service de la puissance occupante.

L'appel historique lancé aux Français pour résister au régime criminel nazi, par le général De Gaulle, le 18 juin 1940, diffusé par la BBC de Londres, comme le début de la France Libre, à tous les Français pour lutter contre l'occupation, pour prendre les fusils pour la libération, dit De Gaulle :
"Les dirigeants qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, a contacté l'ennemi pour la cessation des hostilités.
Il est vrai que nous avons été et continuons d'être submergés par les forces mécaniques terrestres et aériennes de l'ennemi. Infiniment plus que leur nombre, ce sont les voitures, les avions et les tactiques des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les voitures, les avions et les tactiques des Allemands qui ont surpris nos dirigeants au point de les amener là où ils sont maintenant.
Mais le dernier mot a-t-il été dit ? L'espoir doit-il être perdu ? La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, je m'adresse à vous en toute connaissance de cause et je vous dis que rien ne se perd pour la France. Les moyens mêmes qui nous ont vaincus peuvent un jour apporter la victoire.
Parce que la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste empire derrière elle. Elle peut former un bloc avec l'Empire britannique qui domine les mers et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, faire un usage illimité de l'immense industrie des États-Unis.
Cette guerre ne se limite pas au territoire misérable de notre pays. Cette guerre n'a pas été décidée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Tous les défauts, tous les retards, toutes les souffrances n'empêchent pas l'existence, dans l'univers, de tous les moyens pour un jour écraser nos ennemis. Fulmina deux aujourd'hui par la force mécanique, nous pouvons vaincre dans le futur par une force mécanique supérieure : elle y va du destin du monde.
Moi, Général De Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et soldats français qui sont ou seront sur le territoire britannique, avec ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialisés en armement qui sont ou seront sur le territoire britannique, à me contacter. Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et elle ne s'éteindra pas.

Déjà vaincue et divisée par l'occupation nazie et le gouvernement collaborationniste du régime de Vichy, marquée par la persécution et la déportation des familles juives, en particulier des jeunes et des enfants vers les camps de concentration et d'extermination du régime nazi, la France commence à organiser, dans ce scénario, une résistance héroïque en groupes d'hommes et de femmes, partisans composés d'intellectuels, d'étudiants, d'ouvriers, avec l'engagement de lutter contre le fascisme et ses alliés locaux, coordonné par Jean Moulin, président du Conseil national de la Résistance, les socialistes et communistes se sont également distingués dans les unités de résistance, dans les Snipers et Partisans français (FTPF) puis fusionnés avec les Forces Françaises de l'Intérieur (FFI), décisives pour la libération de Paris sous la direction d'Henri Rol-Tanguy chef des FFI de la région Île de France en juin 1944, qui appelle les Parisiens à l'insurrection populaire à prendre les armes, de dresser des barricades, d'occuper les centres stratégiques pour ouvrir la voie aux alliés, qui n'arrivaient pas et étaient à 200 km, et il fallait les forcer à entrer et à aider à la libération de Paris, par l'initiative révolutionnaire de la résistance parisienne.

Seuls les Parisiens, ont pu libérer Paris de l'occupation nazie, l'insurrection prend force sous le commandement du colonel Rol-Tanguy, commandant en chef régional des forces françaises du FFI intérieur, le 19 août lorsque le siège de la police est pris, devant la cathédrale Notre-Dame, où il y a déjà plus de 20 points focaux d'affrontements entre la résistance et l'armée d'occupation allemande, rue par rue, le 21 août, le Comité parisien pour la libération de la Résistance française appelle à travers des affiches collées dans toutes les rues de la capitale française :
"Les Parisiens
L'insurrection des Parisiens a déjà libéré de nombreux bâtiments publics dans la capitale. Ainsi, nous avons déjà obtenu une première grande victoire.
La lutte continue. Elle doit se poursuivre jusqu'à ce que l'ennemi soit expulsé de la région parisienne.
Plus que jamais, nous sommes tous au combat.
Répondre à l'ordre général de mobilisation. Rejoignez la FFI.
La population doit, par tous les moyens, empêcher les mouvements de l'ennemi.
Détruire les arbres, creuser des fosses antichars, ériger des barricades. C'est un peuple victorieux qui recevra les Alliés." Les barricades sont renforcées pour le 23 août, 600 barricades sont dressées dans tout Paris, la résistance héroïque communiste est fondamentale, avant ce panorama le Haut Commandement allié approuve le plan de libération de Paris, deux millions de Français otages du fascisme, dans la ville des intellectuels, poètes, écrivains, artistes et révolutionnaires.

Il commence l'avance des troupes de la 9e compagnie du général Philippe Leclerc vers Paris pour le 24, de l'armée de la France Libre, composée d'Espagnols, de républicains, d'antifascistes et de Français, qui combattent les derniers foyers nazis, entrant dans la capitale à 20 ans :30 la nuit, le 25, les combats se poursuivent, où la présence héroïque des combattants latino-américains est connue, parmi eux des Argentins et des Chiliens dans le 501e régiment de voitures d'assaut qui combattent côte à côte avec la résistance française contre l'occupation nazie, et par les 18 heures de l'après-midi parisien la libération est totale avec la reddition de l'armée du régime Nazi.

Il est sept heures de l'après-midi, le général de Gaulle, insurgé et libéré, arrive à Paris et prononce son discours mémorable devant le peuple français :
Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris Martyrise ! Mais Paris libéré ! Libre par moi-même, libre par les gens, avec le concours des armées de la France, avec l'appui et le concours de la France tout entière, c'est-à-dire de la France qui se bat, c'est-à-dire de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle.
(Paris ! Paris outragé ! Paris dévastée ! Paris martyrisé ! Mais Paris est libérée ! Libéré par lui-même, libéré par son peuple, avec l'aide des armées de France, avec le soutien et l'aide de toute la France, c'est-à-dire de la France combattante, c'est-à-dire de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle).
Discours du général De Gaulle le 25 août 1944.

La libération de Paris en 1944, c'est la libération de toute l'humanité....hommes et femmes dans la résistance de la liberté, révolutionnaires de l'humanité dans les barricades contre l'oppression, la mort et la tyrannie, Paris revient à l'amour révolutionnaire des peuples du monde, Paris Libre les voix de ses martyrs ont hurlé éternellement, aujourd'hui dans les murs et les rues avec leurs noms commémorant les victimes de la libération.

Mon hommage et ma mémoire éternelle à ces camarades, camarades de la liberté qui ont donné leur vie, toute leur humanité et leur existence pour la dignité du peuple, je parle du Guy Moquet, du Jean Moulin, des Républicains espagnols, qui ont reproduit leurs voix dans tous ceux qui ont combattu et sont morts contre le fascisme le plus cruel que le monde ait connu, tant de douleur, tant de silence, tant de trahison, tant d'impunité et tellement de victoire finale enfin contre le bourreau fasciste et ses compères.

L'humanité sait aujourd'hui que lorsqu'elle est entourée, réduite au silence, vaincue au combat par l'occupation, par le fascisme, battue par les crimes contre sa propre humanité, par les traîtres de toujours, le Vichy vendant ses frères, qu'elle se souvient des fils du Paris libre, elle se souvient qu'il y a toujours une barricade dans chaque coin d'histoire pour construire les routes de la libération et pour défendre les droits des peuples à leur liberté, égalité et solidarité !



Abu Faisal Sergio Tapia, écrivain
75e anniversaire de la libération de Paris, 25 août 2019
Buenos Aires, Argentine









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